Les tendinites et crampes des footballeurs peuvent-elles être liées à des erreurs alimentaires?

Les tendinites et crampes des footballeurs peuvent-elles être liées à des erreurs alimentaires ? Même si bien d’autres facteurs contribuent à leur survenue, notamment les erreurs d’entraînement, un mauvais choix de matériel, ou une gestuelle inappropriée, les tendinites constituent l’une des pathologies pour lesquelles on fait le plus souvent allusion à certains constituant de l’alimentation, soit en tant que facteurs causaux, soit en tant qu’intervenants du traitement. Toutefois, on maîtrise encore mal les implications pratiques de cette relation, et en particulier ce qu’il convient de faire ou surtout de ne pas faire. Ceci conduit parfois à des spéculations pour le moins hasardeuses ou à des prescriptions bien trop sévères et tout à fait injustifiées. Ainsi, on accuse parfois à tord certaines légumes tels que les fruits ou les carottes de favoriser l’accumulation de déchets dans les tendons. Ce qui est par contre clairement établi est l’implication de la sous-hydratation, qu’il s’agisse d’un problème ne survenant qu’à l’occasion d’une activité, ou de manière chronique chez quelqu’un qui boirait trop peu. En effet, tout déficit en eau, en particulier s’il survient en cours d’effort, se répercute immédiatement sur certaines zones anatomiques moins irriguées, parmi lesquelles figurent les tendons.

D’autre part, un mauvais fonctionnement du foie ou « insuffisance hépatique » peut également être impliqué dans l’apparition ou la chronicité des tendinopathies. Ceci est aisé à comprendre quant on connaît le rôle crucial du foie dans la détoxification de l’organisme. Pour ne pas surcharger le foie en éléments toxiques, il faudra dès lors éviter plus ou moins temporairement les graisses cuites, les fromages gras et fermentés, les gibiers, les viandes fortes ou fumées, les oléagineux, le chocolat, les œufs, les abats, les légumes secs, le chou...De même, il faudra éviter l’excès d’épice.

Par ailleurs, pour limiter l’accumulation de l’acide urique, autre déchet de l’organisme, on n’abusera pas du cacao ni du thé et on se contentera d’une portion quotidienne de poisson, volaille et viandes. Les fruits, les légumes et les laitages devront, quant à eux, occuper une place privilégiée dans l’assiette du sportif concerné par ce type de pathologie.

Et les crampes dans tout cela ?
On définit les crampes comme des « contractions musculaires involontaires et douloureuses ». La chaleur et les efforts prolongés sont des circonstances très propices aux crampes. Par contre, bien que souvent incriminés comme agents responsables, le manque de sel et l’accumulation de l’acide lactique ne sont pas directement responsables de l’apparition des crampes comme le démontrent plusieurs études. En fait, la propension à souffrir de crampes varie selon les individus (certains en ont souvent, d’autre jamais), selon les sports et selon les muscles considérés. Il est par exemple curieux de constater que les crampes «  d’effort » se situent souvent au niveau des membres inférieurs impliqués dans l’activité. A l’inverse, on note moins fréquemment de crampes au niveau des membres supérieurs dans des sports qui pourtant sollicitent considérablement les muscles des bras ou avant-bras ( kayak, natation notamment). Certains sites anatomiques se révèlent donc plus souvent concernés que d’autres.

La crampe se manifeste en réalité dès lors qu’un des maillons des évènements qui contribuent à la contraction musculaire ne fonctionne plus. Il peut s’agir d’une interruption de l’influx nerveux qui descend du cerveau vers le muscle comme d’une faiblesse du muscle en lui-même. Notons que quelque soit l’origine exacte de la crampe, une altération des échanges minéraux est souvent impliquées. De là le rôle des aliments dans la nutrition et la micro-nutrition des tissus musculaires. Il faut dès lors veiller à bien se ravitailler en sucre et à ne pas abuser de caféine. En effet, la crampe frappe souvent au bout d’un délai qui correspond à l’épuisement du glycogène, et touche également ceux qui omettent de consommer suffisamment de glucides en cours d’activité. Inversement, le coureur sujet aux crampes voit celles-ci disparaître ou se raréfier dès lors qu’il pense à se ravitailler davantage et qu’il veille à scrupuleusement adopter une alimentation hyper glucidique avant l’épreuve.

Enfin, les crampes survenant au repos et plus particulièrement la nuit, peuvent résulter de déficits chroniques, car dès lors tout le processus de contraction en pâtit. On peut pointer du doigt les carences en vitamine B1, B2 ou encore en magnésium et potassium. Une alimentation trop monotone, pauvre en glucides complexes, en fruits, en légumes et trop axée sur les aliments raffinés, les surgelés, les plats tout prêts ou les fast-foods accroît un tel risque.

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